Graffiti

Parfois, la vie nous fait de drôles de clins d’œil. A la fin de l’année dernière, alors que je travaillais intensivement à l’organisation d’une conférence de Paul Ariès, je me suis trouvée par hasard nez à nez avec ce graffiti, dans les toilettes d’un TGV.

graffiti

Cette phrase de Gandhi, que je connais et que j’aime beaucoup, est pour moi une très bonne illustration des concepts de simplicité volontaire et de décroissance. Le hasard d’être « tombée » sur ce, graffiti (celui-ci, dans ce train-là, dans ce compartiment-là, au moment même où j’étais complètement préoccupée de décroissance, engagée à fond dans quelque chose de concret, quand on y pense…) m’a laissée rêveuse. J’ai pensé à la personne qui l’avait écrit : qui était-elle ? Quel était ce besoin impérieux d’écrire une phrase si particulière dans ce lieu pas vraiment destiné au militantisme ? Pour quoi faire ? Etait-ce un mouvement spontané, comme dans un trop plein d’émotion on écrit « j’aime untel » sur un arbre ? Ou une intention, qui s’est dit que quitte à lire aux toilettes, autant lire utile ? Hehe, bon calcul…

Je n’aurai évidemment jamais la réponse. Mais je me suis offert une petite minute d’optimisme, après ça, j’ai pensé que peut-être, l’idée qu’il faudrait bouger, avancer, partager, tenir compte des autres, était peut-être en train de faire son chemin… à 300 km/heure, dans le cas présent.

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