Ma ville en transition (feuilleton) Chapitre 1.1

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RENDEZ-VOUS AVEC LE MAIRE

Un projet de transition, ça ne se fait pas tout seul ni même à deux. Il faut un mouvement, quelque chose de collectif, une énergie. Notre première préoccupation est de savoir si nous allons trouver d’autres habitants intéressés. Pour cela, nous avons décidé d’organiser une réunion. Pour organiser la réunion nous avons besoin d’un lieu, si possible gratuit, et aussi de faire un peu de publicité (oh le vilain mot ! mais c’est pour la bonne cause et elle ne sera pas agressive, promis.) Pour pouvoir faire tout ça, il faut des autorisations.

D’un autre côté, parler de décroissance peut avoir un effet désastreux sur les élus qui, s’ils apprennent par la bande l’existence d’un groupe d’objecteurs de croissance, risquent de se sentir menacés. Après tout, ils n’ont peut-être qu’une connaissance très imparfaite de la notion. Or, il ne s’agit pas d’engager un bras de fer avec la mairie, au contraire. Serait-il possible de travailler de concert ? Ce serait l’idéal… Après tout, si le maire anticipe les effets du pic pétrolier et de la crise à venir, s’il fait de sa commune une ville « résiliente », ses administrés pourraient bien être amenés à l’en remercier.

Quoi qu’il en soit, pour toutes ces raisons, nous avons décidé de commencer par rencontrer le maire pour lui parler de notre démarche. Et lui expliquer, accessoirement, que nous ne convoitons pas son fauteuil.

Première étape : la prise de rendez-vous. Eh bien, ça n’a pas été si facile, le secrétariat était réticent, l’histoire a eu quelques épisodes. Mais, tranquille et souriante, la Philomenne, elle ne s’est pas démontée, elle est retournée à la mairie, encore et encore, jusqu’à ce qu’on lui propose une date. Qu’elle a acceptée, toute contente, avant de se rendre compte qu’elle n’était pas disponible ce jour-là. Qu’à cela ne tienne, M** s’est débrouillé comme un chef.

Et l’entrevue avec le maire s’est très bien passée. Sa seule réticence est lexicale : il n’aime pas le mot « décroissance », qu’il trouve négatif, et lui préfère celui de « sobriété heureuse ». Aucun problème, nous ne sommes ni l’un ni l’autre des intégristes de ce côté-là. Et s’il n’y a que ça pour lui faire plaisir… Il est par ailleurs plutôt favorable à notre projet, aime bien l’idée de ville en transition ; si nous organisons une réunion, il viendra.

Le seul problème est administratif : pour emprunter une salle municipale, il faut être un groupe officiellement constitué, c’est-à-dire une association.

Nous tenons notre prochaine étape : monter une association.

A suivre…

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1 comment for “Ma ville en transition (feuilleton) Chapitre 1.1

  1. 22 novembre 2011 at 18 h 49 min

    Et bien la voilà l’occasion de la créer votre assoc ! 😉

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