Ma ville en transition (feuilleton) chapitre 4.1

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(Suite de ce billet )

Un deuxième départ ?

 On m’avait prévenue, une initiative de transition joue presque toujours aux montagnes russes. Après une période pendant laquelle j’ai1 eu l’impression de ramer à contre-courant en tout petit comité, le travail semble aujourd’hui avancer plus vite.

Nous avons fait le bilan de la première année pendant l’assemblée générale. Bilan modeste. De nouveaux adhérents nous ont rejoints à cette occasion. Deux personnes ont quitté le comité de pilotage pour cause de déménagement mais deux autres y sont entrées. Et les nouveaux adhérents s’investissent, un peu, un peu plus… On nous demande de venir parler de notre travail, ici à la radio (bientôt, Philomenne au poste !), là au comité de jumelage…  Mais surtout, les envies bouillonnent. Un projet de SEL, un autre troc-don, une conférence gesticulée, un GASE. Nous avons rencontré le maire, très officiellement, à SA demande. Longue conversation ; je pense que dans le fond, il nous prend sans doute pour de doux dingues mais il semble s’intéresser, quand même. Et puis qu’importe ce qu’il en pense, tant qu’il ne nous met pas les bâtons dans les roues, tant qu’il accepte de nous prêter les salles, d’accompagner la démarche si peu que ce soit. Il est en campagne pour 2014, il courtise tout le monde, surfons donc sur la vague.

J’ai eu la surprise de rencontrer des militants, « vieux » syndicalistes, écologistes, des vrais de vrai, qui savent beaucoup mieux que moi comment on milite… et qui n’y croient pas. Non, non, il n’y a pas de pic pétrolier, cette notion est une ineptie, en parler, une perte de temps, et les villes au transition, un truc de bisounours ; bref, c’est n’importe quoi. J’ai dû faire marche arrière, moi qui étais persuadée que cette notion était au moins commune à tous les « écolo »… eh bien non. Il y a du travail avec eux, finalement.

Il faut sans arrêt se repositionner, réviser sa route, en fonction de ceux qui arrivent, des rencontres que l’on fait, des évènements qui surviennent. Comme si on dessinait le chemin à mesure qu’on l’emprunte.

à suivre…

Le premier billet de la série se trouve .

1) Je dis « Je » parce que somme toute, je ne suis pas du tout sure que ce ressenti soit partagé.

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1 comment for “Ma ville en transition (feuilleton) chapitre 4.1

  1. dorigord
    2 février 2013 at 19 h 29 min

    Il faut beaucoup de patience, de persévérance, pour mettre en place des projets.
    Tu sèmes, et ça pousse là où la graine est tombée, là où le vent, les oiseaux, les insectes l’ont amené. Dans un endroit imprévu.
    Tu es en train de voir que peu à peu, les choses se mettent en place, parce que ça correspond finalement aux attentes des personnes.
    Le tout est que chacun puisse en prendre conscience, et le faire sien.

    Bonne continuation!

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