Je ne suis pas fan de Claude Bourguignon (suite) : témoignage

Avertissement : J’ai une invitée ! Elle s’appelle Nathalie, elle a écrit un long commentaire en dessous de ce billet ; un commentaire tellement riche et bien écrit que je lui ai demandé la permission d’en faire un billet à part entière, plutôt que de le laisser se noyer dans le flot des commentaires du premier. Et ô joie, elle a accepté. Je reproduis donc son texte in extenso. Quant à moi, l’écriture m’a fuie ces dernier temps mais je reviens bientôt, promis.
Philomenne

 

Vigne de Faugères

Je suis vigneronne depuis 15 ans, dans l’appellation Faugères en Languedoc, et présidente de cette appellation depuis 2011. Je suis par ailleurs ingénieur agronome de formation et engagée pour l’environnement et la préservation de notre terroir (autant agir près de chez soi) depuis de nombreuses années.

Il y a quelques mois, le Conseil Général de l’Hérault décide de choisir le thème des sols dans le cadre de soirées techniques ouvertes à tous. Pour animer cette soirée, ils décident de demander à Claude et Lydia Bourguignon de venir faire une conférence, puis de passer une journée sur le terrain à analyser des fosses creusées dans des vignes.

La personne du Conseil Général, qui sait que nous menons à Faugères de nombreuses actions en faveur de notre terroir, me contacte pour que la journée de terrain se déroule dans notre appellation. Pour ma part, je connaissais déjà le couple Bourguignon, pour les avoir écoutés trois fois, lu leur livre, et déjà reçus dans nos vignes pour des commentaires de fosse. La première fois à Montpellier en 2001 avait été décisive : un exposé clair, bien illustré sur le fonctionnement du sol et de la vigne qui ne laissait aucune place au doute : il fallait absolument favoriser la vie du sol et bannir de nos pratiques tout ce qui aurait pu la compromettre. Adieu donc désherbants et autres engrais chimiques, bienvenue à l’herbe, et tant pis si nos anciens camarades de promotion et autre papi-viticulteurs du village maniaques de l’herbe, jugeaient la manœuvre totalement déplacée voire dangereuse. Certification bio en 2006 pour l’ensemble de notre domaine. Trois enfants et 17 ans pour parvenir à nourrir la famille sans plus mettre les pieds dans un supermarché.

Comme je l’ai dit, nous avions revu les Bourguignon, en restant un peu sur notre faim, mais toujours reconnaissants de l’aiguillage de départ. Nous leur avions pardonné quelques regrettables raccourcis, à propos de la flavescence dorée par exemple, pour laquelle, comme pour les chénopodes, ils avaient préconisé de ne rien faire (je cite « laissez les vivres ces petites bêtes »). Bien qu’il y ait un doute sur une possible guérison spontanée des souches atteintes, l’importante mortalité que l’on observe sur les parcelles touchées oblige à envisager d’autres solutions, comme la surveillance, ce que nous faisons à Faugères depuis longtemps et qui nous a permis, tout en diminuant de 2/3 les doses d’insecticide obligatoire d’assurer la pérennité de nos vignes.

Je ne vois donc dans la proposition que nous fait le Conseil Général qu’une manière de profiter d’une expertise coûteuse par ailleurs, dans la CONNAISSANCE de notre terroir, et pas du tout un appel au secours comme ce sera présenté dans le reportage de Canal+ : ce qu’il ne faut pas faire, nous le savons déjà depuis longtemps et l’avons largement mis en œuvre : 1/3 des surfaces de l’appellation sont en Bio, le désherbage intégral est interdit par notre cahier des charges, nous réduisons l’utilisation d’insecticide, nous enherbons certaines parcelles et labourons au cheval s’il le faut….

Rendez-vous est donc pris, et un journaliste de Canal+ demande s’il sera possible de filmer la prestation. Sans se méfier et pris par le temps, nous acceptons sans chercher quel sera vraiment le sujet du reportage.

Erreur fatale. Monsieur et madame B. proposent donc leur show habituel devant une salle comble. Un des vignerons, dont une parcelle sera étudiée le lendemain, montre comment sur cette parcelle conduite en bio et enherbée depuis des années, les caractéristiques des vins se sont améliorées, en terme de PH notamment. Le lendemain, nous voilà une bonne vingtaine de vignerons et techniciens à l’écoute des paroles du Maître. Au début tout va bien, terroir presque parfait, belle structure du sol, des racines à foison mais qui ont du mal à s’enfoncer dans la roche car les couches de schiste sont disposées horizontalement. (Une racine ne traverse pas la roche mais pénètre dans une fissure et fait éclater la roche autour). Il y a même des mycorhizes (il les montre), ce qui constitue l’ultime preuve du bon fonctionnement du sol (les mycorhizes ne se voient pas à l’œil nu et sont en principe très peu nombreuses en hivers, mais que diable on ne va pas s’attarder sur des détails !!). A la fin de l’analyse, cependant, le discours s’infléchit légèrement mais sûrement : des erreurs auraient été faites à la plantation, le porte-greffe n’est pas le bon. Ça me fait sourire et je fais remarquer à ma voisine que décidément, il ne peut pas s’empêcher de revenir à son fond de commerce, le discours alarmiste. L’autre fosse montre des signes d’hydromorphie, également due à l’orientation des couches qui empêche l’eau de s’écouler : le terroir serait beaucoup moins intéressant que la première parcelle. Ici il faudrait donc faire de gros rendements, oublier l’appellation, et se contenter de gros rouge qui tache ou plutôt de petit rouge sans prétention… Je connais très bien la zone et le domaine : les gros rendements ne sont pas possibles à moins de matraquer les sols, et les vins issus de cette parcelle n’ont pas à rougir devant beaucoup de vins supposés grands et dits de terroir. Là encore, je passe sur l’ordonnance, toute contente que je suis d’avoir pu pénétrer dans ce sol, et comprendre un tout petit bout de ce qui fait la diversité des parcelles de l’appellation.

Une bonne bouffe aux frais de la princesse administrative pour terminer la demi-journée, et chacun retourne à ses occupations.

Le reportage passe sur Canal+ le 23/03/2015 dans l’émission « Spécial investigation » (si j’avais su j’aurais pas v’nu..) : « Le vin, la gueule de bois » par Donatien Lemaitre. N’étant pas abonnée, je poursuis mon chemin tranquillement jusqu’au lendemain où mon mail se met à chauffer. Des producteurs ont été affolés par le contenu, des clients les ont appelés pour savoir ce qui se passait à Faugères : les sols sont foutus, les vignes sont mal taillées, les vins ne « terroitent » pas !!

Et en effet je me procure une copie et découvre avec stupéfaction juste après le passage sur la suspicion de fraude aux produits phytosanitaires-espagnols-interdits-en-France, mes Bourguignon flanqués du journaliste qui sont restés dans la première fosse avec la caméra, après que tout le monde soit parti, pour dire juste le contraire de ce qu’ils avaient professé quelques minutes plus tôt, avec la même assurance, mais avec la mine contrite et désolée qui accompagne les mauvaises nouvelles : les pauv’gars ils foutent tout en l’air et pour des générations ma bonne dame !! L’appellation est bien entendu citée, située, manipulée.

L’ensemble ne dure heureusement pas, mais la méthode est pour le moins détestable et illustre bien les réserves émises ici-même : on prend des pigeons pour faire d’une pierre deux coups et dire n’importe quoi sur n’importe quel sol, et même les deux si ça arrange !! (Ce serait beaucoup plus cher et fatigant de rechercher des sols effectivement massacrés pour illustrer un reportage).

La rupture est donc consommée, je ne suis plus fan du tout des Bourguignon, car j’estime que les limites de l’honnêteté ont été allègrement franchies.

Nathalie Caumette

L’illustration est empruntée à ce site.

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49 comments for “Je ne suis pas fan de Claude Bourguignon (suite) : témoignage

  1. Deruelle Christophe
    16 avril 2015 at 6 h 11 min

    Merci pour cet éclairage, j’ai également eu l’occasion de voir et lire les « Bourguignon », de consulter aussi des CR d’études de sols réalisées à prix d’or chez des maraîchers en cours d’installation.le discours est séduisant mais pas gratuit et les observations peuvent paraître légères pour autant d’affirmations catastrophistes.
    C’est très télégénique; malheureusement la nuance et le doute le sont beaucoup moins.

  2. 16 avril 2015 at 21 h 48 min

    Salut,
    Moi ce qui me gène de plus en plus chez les bourguignon (et pas seulement chez eux) c’est la façon dont ils interviennent.
    Ils me font penser aux clichés sur les experts parisiens : ils débarquent, posent leurs verdicts et repartent.

    Sauf que plus ça va, plus je me renseigne sur la bio-dynamie et l’agriculture naturelle, et je comprends que pour produire mieux et sans se prendre la tête, l’élément 0 est l’observation.
    Alors l’observation en une demi journée, et en hiver, …

    De souvenir Bill Mollison conseillait 2 à 3 ans d’observation avant de commencer le design.
    Mais bon, nos experts français, bien plus compétent le font en 2 à 3 heures!

    Pour l’exemple sur le chénopode, ce qui m’énerve particulièrement c’est qu’elle sert de plantes indicatrices de sol à forte contenance d’azote.
    Je ne suis pas expert dans le domaine, mais 2 minutes de recherche en lignes m’ont permis de trouver l’information. (même sur wikipédia, l’information est donné!)
    Je trouve donc l’absence de cette précision un peu gênante pour un pro.

    Tout ça pour dire qu’un suivi se fait dans la durée, pas en une demi journée devant la caméra!

    Pour finir, l’alarmisme, comme la peur, fait vendre.
    Dire, ils font bien leurs boulots n’est pas vendeur, il perdra donc des clients.

  3. Misutsu
    17 avril 2015 at 15 h 38 min

    Merci d’avoir apporté ce second point de vue. Ça remet en cause le discours mis en avant dans ce reportage…

  4. agronomix22
    17 avril 2015 at 22 h 04 min

    le général De Gaulle disait:
    « des chercheurs qui cherchent : on en trouve, des chercheurs qui trouvent : on en cherche…… »
    Mais aussi « les discours ont perdu la France….. »
    Alors faites comme moi, mettez la main à la pâte, soyez pragmatique, lucide et réaliste et là vous obtiendrez des résultats et vous aurez plein d’arguments à opposer à ces personnes qui tiennent parfois des propos tendancieux, alarmistes, anxiogènes ou irréalistes…….

    • Philomenne
      17 avril 2015 at 22 h 08 min

      Qui vous dit que ce n’est pas déjà le cas ? (Et encore, je réponds pour moi mais Nathalie pourrait en dire encore plus à ce sujet, à mon avis.)

  5. agronomix22
    19 avril 2015 at 21 h 10 min

    De l’eau à votre moulin
    Extrait d’un avis d’agriculteur sur C.Bourguignon recueilli sur un forum , ça confirme le comportement du personnage et ça vaut le détour!!
    Mon experience de Bourguignon:

    Je l’ai fait venir dans le CETA pour qu’il visite diverses parcelles .

    Parcelles que j’avais choisi évidement

    La meilleure parcelle en fertilité du groupe a été déclarée par CB de manière péremptoire, au fond de la fosse, devant une vingtaine d’agriculteurs hilares ……morte !!!! : ha : ha

    visiblement, les terres de craie ne lui parlaient pas :fouet

    Un dernier truc: dans son rapport redigé au stylo plume Mont Blanc, il conseillait d’apporter massivement … de l’argile !!!!!

    Sinon, c’est un bon vulgarisateur ….

    Et genial dans son role de savant maudit ! 77

  6. Denis
    28 avril 2015 at 8 h 56 min

    Ce témoignage est très représentatif des cas Bourguignon. Ces gens-là font du TF1 pour parler des problèmes des sols et même si ils n’ont pas tort sur le fond, la forme et la pédagogie est catastrophique, à la limite de la démagogie, parfois. Ils sont peut-être pris pour des sains dans certains milieux mais sur le terrain, le développement du semis direct cher à leur cœur se fait sans eux et c’est heureux pour les agriculteurs car la transition vers ces techniques ne peut se faire avec des discours simplistes, provocateurs et caricaturaux.

  7. Jean-Louis Hardy
    1 mai 2015 at 9 h 11 min

    Merci pour cet éclairage sur les pratiques de M. et Mme Bourguignon. C’est dommage qu’ils pervertissent leurs expertises avec ces « déviances » médiatiques. Mais il est difficile, pour le non-initié comme moi, de séparer le bon grain de l’ivraie.

  8. ced
    1 mai 2015 at 9 h 52 min

    Le fanatisme est évidement une mauvaise chose, il empêche de voir les défauts et erreurs.
    Personne n’est un génie, une personne parfaite. Si manipulation par Claude bourguignon, il y a c’est moche. A l’opposé, la manipulation est peut être celle du réalisateur. Je n’ai pas vu le reportage. Est-ce possible ?

    • Philomenne
      1 mai 2015 at 20 h 37 min

      Le reportage est visible sur le net en streaming (je ne mets pas de lien, je pense que vous saurez le trouver) si vous voulez vous rendre compte par vous même. Et je vous y invite car effectivement, on a toujours plus intérêt à aller voir soi-même quand on le peut. Peut-il y avoir eu manipulation ? C’est toujours possible mais en tout état de cause, la parole de Nathalie remet quelque peu les choses à leur place. Ce commentaire de Mr Bourguignon sur la racine qui part à l’horizontal « à cause des pesticides », a bel et bien été fait, et pourtant, il s’agit d’une parcelle en bio. Cette parole de Mme Bourguignon disant « Qu’est-ce que c’est mal taillé », elle a été dite aussi. Il y a des limites à la manipulation dans le sens où certaines paroles ne s’inventent pas et d’autres ont été tenues, quoi qu’il en soit. Alors…
      Pour le reste, nous n’y étions bien sûr pas, ni vous ni moi, mais j’ajoute quand même que cet argument de la manipulation a déjà été utilisé ici même par Mr Bourguignon en personne, donc ça veut dire qu’il connait le phénomène. Par conséquent, il devrait être sur ses gardes, ce qui n’est pas le cas, semble-t-il.
      Il ne me reste plus qu’à vous laisser vous faire votre opinion…

  9. FOSSET
    2 mai 2015 at 10 h 40 min

    Bourjour ,

    Enfin un article qui me fait réagir positivement sur le « post » Bourguignon !!

    Ces gens là ont tout vu , tout fait et ont la science infuse !
    Ils ont bien raison , c’est tres vendeur !!!!

    Il faut faire la part du vrai et celle du « je sais tout »

    Bonne journée

  10. gigi45
    8 mai 2015 at 23 h 06 min

    Cette affaire de manipulation n’est pas un cas isolé. Je vous renvoie au reportage diffusé sur envoyé spécial: peux t on encore manger des pommes ? et lire l’ analyse sur le site de Sciences et pseudosciences: lien ci-dessous
    http://www.pseudo-sciences-13.org/smartfresh-pommes.html

    Quand les journalistes font du militantisme en utilisant le service public

    • Philomenne
      8 mai 2015 at 23 h 10 min

      Certes.
      Mais vous confondez militantisme et manipulation… Militer, ce n’est pas manipuler les gens. (En général, même, ça consiste plutôt à montrer et démonter la manipulation, qu’elle soit le fait de l’Etat ou d’une entreprise.) Ces journalistes se livrent à de la manipulation mais ce n’est pas du militantisme.

  11. gigi45
    9 mai 2015 at 6 h 58 min

    vous avez raison. Il y a deux aspects du militantisme:
    Il y a celui qui cherche à convaincre , à démontrer en utilisant un argumentaire rigoureux basé sur les faits.
    Et il y a le propagandiste, celui pour qui les faits sont secondaires. Il faut faire passer le message et la fin justifie les moyens. Beaucoup de journalistes du service public, sont dans cette démarche et c’est scandaleux et cela n’émeut personne.
    Merci pour ce témoignage qui confirme ce que je pense des Bourguignon que j’ai entendu récemment sur France inter ( La tête au carré) . Dans un contexte ou ils n’ont pas de contradicteurs, ils racontent beaucoup d’âneries!

  12. Vincent
    11 mai 2015 at 16 h 45 min

    Merci beaucoup pour l’article. Ça change du décervellement généralisé (et pas que dans les mass media qui rendent les masses… médiocres © Aguigui Mouna).

    Nathalie Caumette > 1/3 des surfaces de l’appellation sont en Bio, le désherbage intégral est interdit par notre cahier des charges, nous réduisons l’utilisation d’insecticide, nous enherbons certaines parcelles et labourons au cheval s’il le faut….

    Questions de citoyen lambda : fondamentalement, 1) qu’est-ce qui différencie une vigne « bio » d’une vigne « non-bio », 2) les pratiques « bio » sont-elles scientifiquement justifiées et 3) fait-on au final du vin aussi bon et avec le même rendement?

    Parce que si, au bout de tout ça, le vin n’est pas meilleur et coûte beaucoup plus cher, quel intérêt (à part pour le porte-monnaie du vigneron, that is)?

    > Le lendemain, nous voilà une bonne vingtaine de vignerons et techniciens à l’écoute des paroles du Maître.

    Ça me fait penser à Lacan faisant sa rock-star devant des groupies enamourées. Pas vous?

    Malheureusement, vous n’êtes ni la première ni la dernière victime des media…

    http://www.alerte-environnement.fr/2011/02/21/derapage-disabelle-saporta-le-temoignage-dun-arboriculteur/
    http://www.alerte-environnement.fr/2011/03/29/intox-media-loffensive-de-daniel-sauvaitre/

    Un conseil : ne JAMAIS participer à une émission avant d’avoir regardé des extraits d’émissions précédentes. Ça permet de voir rapidement à qui on a à faire.

    PS : « gros rouge qui tâche » « tache »

  13. 14 mai 2015 at 21 h 03 min

    Claude Bourguignon par ici, Claude Bourguignon par là. Il n’arrête pas de s’afficher sur les profils de mes amis. Cela fait un moment que je cherche une analyse de leur contenu et je pense que je viens de la trouver. Merci d’avoir commenté le premier article de Philomenne et merci à Philomenne d’avoir repris votre commentaire pour en faire un article à part entière. Je ne connais rien à l’agriculture, je ne connais rien aux sols, mais le partage d’informations alarmistes comme vous dites mérite que l’on se renseigne et que l’on cherche un petit peu plus que ce que l’on veut bien nous montrer.

  14. Stephane
    19 mai 2015 at 10 h 01 min

    A lire Caumette, on a l’impression que le fautif est Bourguignon et non pas le journaliste. Ca n’exonere pas quelques propos malheureux et exageres de Bourguignon, mais qui a fait le montage de l’emission et choisit les propos ? Un journaliste qui s’en sort bien pour une fois. Curieux.

    • Philomenne
      19 mai 2015 at 10 h 12 min

      Décidément, ce pauvre Claude Bourguignon sera toujours une malheureuse victime…
      Je ne sais pas ce qu’en pense Nathalie Caumette mais je peux dire que personnellement, si j’ai un regard très critique sur ce reportage, que j’ai trouvé assez déplaisant, j’ai aussi nettement entendu des propos qui, en tout état de cause, ont été tenus. On peut bien parler du montage, mais le montage ne fait pas tout. Si une parole n’a pas été prononcée, le montage ne peut pas l’inventer. Par exemple, le fameux « Qu’est-ce que c’est mal taillé ! », n’a pas été inventé par le journaliste.

  15. bourguignon
    22 mai 2015 at 19 h 39 min

    Réponse pour Nathalie Caumette et les autres
    Désolé nous n’avons pas vu le reportage de canal+ mais apparemment il n’a pas été objectif, contrairement à ce qu’ils nous avaient annoncé. Notre faute est de les avoir crû mais cette même faute revient à l’appellation Faugères qui les a accepté. Nous n’avons jamais stigmatisé Faugères , nous allons donc essayer de voir ce documentaire et nous vous recontacterons après l’avoir visionné. Nous ne sommes pas d’accord avec ce que vous dîtes sur notre commentaire de la première fosse, les mycorhizes ne sont pas visibles en hiver mais la déformation des racines par les mycorhizes reste visible toute l’année Votre remarque : Ça me fait sourire et je fais remarquer à ma voisine que décidément, il ne peut pas s’empêcher de revenir à son fond de commerce, le discours alarmiste. La remarque que nous avons fait sur le porte-greffe n’était pas négative mais au contraire positive pour les vignerons, vous avez toujours intérêt à utiliser les meilleurs porte-greffes lorsque le terrain est de la qualité de celui que nous avons étudié. Pourquoi prenez négativement une remarque qui pourrait vous être utile ??? Nous ne sommes absolument pas d’accord avec ce que vous dites sur le deuxième profil car le vigneron lui-même a reconnu que le vin issu de cette parcelle n’était pas à la hauteur de Faugères et que c’était la raison pour laquelle il avait fait le profil à cet endroit pour comprendre le problème.

    Votre autre remarque très négative sur le vin : Ici il faudrait donc faire de gros rendements, oublier l’appellation, et se contenter de gros rouge qui tache ou plutôt de petit rouge sans prétention
    Nous n’avons jamais dit qu’il fallait faire un gros rouge qui tache ( vous allez vraiment dans l’éxagération), nous avons parlé de vin sur le cépage, agréable à boire, ce qui n’est absolument pas négatif pour le vin, c’est en plus une adaptation économique pour le vigneron. Concernant cette affirmation :Je connais très bien la zone et le domaine : les gros rendements ne sont pas possibles à moins de matraquer les sols, et les vins issus de cette parcelle n’ont pas à rougir devant beaucoup de vins supposés grands et dits de terroir. Dans ce cas nous n’avons jamais parlé de gros rendements mais de rendements économiques, d’autre part vous parlez d’une zone or justement le terroir se définit à la parcelle et non à la zone. Nous avons suffisamment d’expérience pour vous dire que ce sol étudié ne couvre pas une zone mais se limite à la parcelle. Concernant votre remarque désagréable sur « le repas aux frais de la princesse » nous avons proposé de payer le repas mais il nous a été offert, nous sommes désolés du fait que vous ayez due y participer.
    Comme vous le dites dans votre texte c’est l’appellation Faugères qui nous a demandé de venir faire cette conférences . Vous aviez déjà une suspicion sur ce que nous allions dire , vous aviez pendant ces 2 jours le temps de venir discuter avec nous pour que nous puissions éventuellement nous défendre et répondre à nos critiques.
    Nous sommes toujours attaqués sur nos couts de nos prestations , mais nous le disons haut et fort nous sommes une petites entreprises qui n’avons aucune subventions et qui essaie difficilement de garder notre personnel ; Nous ne critiquons pas les prix des vins vendus par nos clients.
    Nous ne vous demandons pas d’être fan de nous mais de rester objectif.
    Nous ne comprenons pas bien votre hostilité à notre égard car nous avions fait une analyse positive de votre sol et de votre vin lors de notre premier passage à Faugères et nous ne cherchons pas à « descendre » une région ,une appellation car nous avons tous besoin de vivre de notre travail.

    salutations
    Claude et Lydia

  16. Ion
    22 juillet 2015 at 19 h 25 min

    Il est possible d’avoir un raisonnement plus positif à propos du reportage canal+ et de l’intervention des Bourguignons.

    Etant donné que :

    – Le journaliste a utilisé une intervention des Bourguignons pour donner au spectateur un état des lieux agronomique général pour le secteur de la viticulture industrielle, posant le besoin de faire évoluer les pratiques notamment au niveau de l’excès de pesticides.

    – Le reportage canal+ invite le spectateur à se pencher sur l’organisation de la production de leur vin, et à reporter in fine leur choix sur des vins produits plus écologiquement.

    Il vient que pour l’appellation Faugère, le spectateur visionnant le reportage et acheteur possible de ce vin reportera son choix sur du Faugère labellisé AB, car il utilise moins de pesticides et est plus écologique, faisant ainsi croître la demande, et donc permettant aux producteurs d’accroître leur surface en bio. Même chose pour toutes les appellations où les domaines producteurs seront tirées vers des labels plus qualitatifs, justement grâce à ce type de reportage.

    Ce qui va dans l’intérêt de tous les tenants d’une agriculture plus respectueuse des terroirs, en particulier de ceux ayant déjà des domaines en labellisé AB à Faugère.

    Pour prendre connaissance des pratiques correctes en cultures pérennes sur rang, il existe un excellent chapitre à ce sujet dans l’ouvrage de C. de Carné-Carnavalet (p. 254). Quand on manque d’exploration racinaire en profondeur, c’est sans doute qu’il manque d’itinéraires biofertilisants et bioperforants & c’est seulement après avoir fait ces apports améliorants correctement qu’un enherbement naturel peut être ajouté à la rotation des couverts en interrang, pour entretenir l’architecture obtenue.

    • Philomenne
      28 juillet 2015 at 21 h 18 min

      Mes excuses pour la publication tardive de votre commentaire ; il s’est retrouvé, pour une raison que j’ignore, dans les indésirables (dont je ne vide la boite que quand j’y pense et heureusement, j’ai vérifié avant de le faire…)

  17. Vincent
    1 avril 2016 at 0 h 16 min

    Pour compléter : les Bourguignon tiennent un discours scientifique qui semble solide (importance des sols, etc.)… pour finir avec l’homéopathie et la biodynamie, comme ce soir lors d’une rencontre à Gennevilliers en banlieue parisienne.

    http://www.laclefdesterroirs.com/base-de-connaissance/agriculture/claude-et-lydia-bourguignon#biodynamie

    Pas étonnant après ça qu’il ne soit pas très populaire dans le monde agricole.

    • Philomenne
      2 avril 2016 at 13 h 23 min

      ça, pour le coup, ça ne me dérange pas. Je me soigne par homéopathie, je suis absolument pour la biodynamie, même si c’est une discipline que je maitrise peu. La plupart des gens qui la pratiquent laissant résolument de côté la partie anthroposophie, je ne vois pas où est le problème, d’autant qu’on ne peut que constater que ça fonctionne, même si on ne sait pas expliquer pourquoi (et il faut rester humble devant ce qu’on ne peut pas expliquer).

      • ddd
        26 avril 2016 at 18 h 19 min

        Si vous vous soignez avec de l homéo, c est parce que vous n êtes pas malade.
        La biodynamique et ses préparations diluées et ses cornes n apportent strictement rien.
        Aucune différence avec une pratique similaire, sans tout ce fatras ésotérique.
        21 ans d études comparatives … aucun résultat.

        • Philomenne
          26 avril 2016 at 21 h 34 min

          C’est votre point de vue. Je ne le partage pas. Dont acte et comme disent les anglais : « Let’s agree to disagree »…

          • A. Maigrenome
            29 avril 2016 at 11 h 15 min

            Si je vous demande à combien de litres de solution mère dans le volume de la méditerrannée correspond la CH10, vous me répondrez « mémoire de l’eau » et je vous demanderai pourquoi les granules sont du glucose et pas de l’eau.
            Quelles étaient les compétences agronomiques de Steiner ? A-t il seulement une fois semé un radis ?
            Réponse à ddd : L’homéopathie fonctionne chez beaucoup de personnes car elles ne sont effectivement pas malades. Le problème vient du racket orchestré par l’industrie de la maladie qui pousse beaucoup de gens à aller chez le médecin alors que la solution est en eux, au pire dans leur assiette ou environnement. Relisons <> et nous verrons comment Jules Romains avait tout prévu, en 1928.

          • Philomenne
            29 avril 2016 at 19 h 39 min

            Sauf erreur de ma part, vous n’êtes pas dans ma tête, comment faites-vous donc pour savoir ce que je répondrais à votre questions ? Vous faites également un procès d’intentions à Steiner sans savoir aucunement quelle était sa vie (il avait peut-être un potager ?). Bref, vous faites à la fois les questions et les réponses… il est vrai que c’est le meilleur moyen de ne pas être contredit.

  18. A. Maigrenome
    2 mai 2016 at 11 h 12 min

    Je ne sais pas ce que vous allez répondre, mais je sais ce que l’on me répond régulièrement. Donnez votre avis, il m’intéresse, je ne demande qu’à changer d’opinion. Au fait, 1 litre dans la Méditerranée correspond à une concentration entre la CH 7 et CH 8.

    Pour Steiner, j’ai lu son « cours aux agriculteurs » ainsi que le bouquin rédigé pour « comprendre le cours aux agriculteurs ». Je ne suis qu’un pecnodidace et n’ai rien compris, pas plus qu’au livre de W. Pelikan : « l’homme et les plantes médicinales ».

    Steiner n’avait (à ce que m’ont dit certains chefs de ses adeptes) par de potager, mais <>. J’ai fait plusieurs fois des essais en double aveugle et n’ai vu aucune différence. J’ai demandé une fois à un bio-dynamiste bien placé dans la hiérarchie quelle date comptait si je semais une graine en terrain sec en attendant la pluie prévue quelques jours plus tard et n’ai pas obtenu de réponse. Idem lorsque je demande en quoi la position de tel astre dans telle constellation (qui ne sont que des créations humaines) pouvait être d’air, d’eau, de feu ou de plastique. La réponse est toujours du genre <>.

    Sur les pratiques agronomiques, il est dommage que Steiner ait interdit les fermes végétariennes et n’ait fait aucune allusion à la fixation d’azote (tant libre que symbiotique). Le transfert de fertilité n’est pas, pour moi, une solution durable.
    J’aime la contradiction : que l’on m’explique en quoi le transfert de fertilité est préférable à l’agriculture autogène !

    Voici une vingtaine d’années, un nouvel arrivé ici m’avait expliqué que la « cendre de doryphore » suffisait pour protéger ses pommes de terre. Je lui ai remis une enveloppe à ouvrir plus tard. Le temps qu’il fasse sa cendre, les larves étaient effectivement parties dans le sol, en ayant mangé une partie du feuillage, application de cendre ou non. Il fut surpris de <>, en réalité la deuxième génération. Je lui ai fait ouvrir l’enveloppe où j’avais écrit le cycle du doryphore et prédit à peu près la date de sortie. Ici, les doryphores peuvent même faire 3 générations par an. En Allemagne, avec le climat de l’époque, ils ne faisaient qu’une seule génération. La cendre de doryphore était donc efficace, comme l’Oscillococcinum, qui passe une grippe en 7 jours alors qu’il faut une semaine si on ne prend rien. Au fait, Oscillicoccinum, c’est la 200e dilution Korsakovienne, vous imaginez ?

    • Philomenne
      19 mai 2016 at 23 h 15 min

      Pour l’homéopathie, ma réponse serait grosso modo « Je ne sais pas et je m’en fiche ». Je ne l’utilise pour me soigner que rarement… J’observe juste que quand je tousse sans que le temps qui passe n’y puisse rien, les granules prescrites par mon médecin règlent le problème en deux jours alors que si je ne fais rien, j’en ai pour 6 semaines minimum (j’ai essayé). Effet placebo ? Peut-être. Sûrement, même. Mais ça m’est égal, puisque ça me permet de garder l’artillerie lourde pour le cas où un truc grave m’arriverait…
      J’ai un peu la même opinion de la biodynamie, dont je dois dire que je connais mal le fonctionnement au-delà des grandes lignes ; je suis personnellement plus branchée sur la permaculture. J’ai rencontré un viticulture champenois qui traitait une parcelle en biodynamie et le reste en conventionnel. La parcelle en biodynamie était la seule à ne pas connaître le mildiou (alors qu’il y en avait avant, je précise). Effet placebo ?
      En fait, je me fiche de savoir comment ça marche ou même si ça marche. Si certaines personnes veulent avaler des granules ou appliquer des préparations élaborées par tel ou tel, ça m’est égal. Ils ne font de mal à personne.
      Ce qui m’intrigue, c’est l’hostilité des gens qui rejettent l’homéopathie ou la biodynamie sous prétexte qu’on n’a pas prouvé que ça marchait. Si d’autres y trouvent leur compte, qu’est-ce que ça peut bien vous faire ? Fichez-leur la paix et faites, de votre côté, comme vous l’entendez. Parce que après tout, on n’a pas non plus prouvé que ça ne marchait pas…

      • A. Maigrenome
        24 mai 2016 at 12 h 57 min

        Et si on devenait adultes ? Si on se passait du médecin, du cérémonial, de l’ordonnance et tout le saint-frusquin ? « Presque tous les hommes meurent de leurs remèdes, et non pas de leurs maladies.» Molière (Jean-Baptiste Poquelin, dit) (1622-1683) le Malade imaginaire (1673) Acte III scène III
        A quoi amène cette croyance dans Le médecin ? Tous les fumeurs de joint ne deviennent pas héroïnomanes, mais tous les héroïnomanes ont commencé par des drogues dites douces.

        Une parcelle en biodynamie moins atteinte par le mildiou, c’est fort possible. Ingénieur agronome, vous savez que les essais répondent à quelques règles pour comparaison dans l’espace. Au mois 3 causes à une attaque plus faible : porte-greffe différent ; moindre exposition climatique (quel délai d’humectation pour que Plasmopara viticola pénètre dans la feuille ?); alimentation moins déséquilibrée qu’en chimie : relisez le livre de Francis Chaboussou et surtout sa définition de la trophobiose « Une plante n’est attaquée par une maladie ou un ravageur que si elle satisfait aux besoins nutritionnels de ce/ces ravageurs ». Notre science cherche les causes, l’homéopathie se contente des symptômes. De quel côté pensez vous que soit le progrès ?

        Si vous venez vers l’Ardèche, c’est avec plaisir que je vous montrerai des plantes cultivées sans apports et exemptes d’attaques, alors que les voisins connaissent doryphores, chenilles, pucerons et autres motifs à user chimie du commerce ou PPNP. Il me restait le mildiou de la pomme de terre, mais c’est réglé : http://sarpo.co.uk/home/ Mais ne le dites pas trop, les enjeux sont gros et l’agrobusiness a bien raison de ne pas ébruiter. J’ai chez moi 6 cultivars issus de cette recherche, à votre disposition.

        Voulez-vous lancer un débat sur la fourniture d’éléments minéraux par le sol par sa simple évolution naturelle ? Comment savoir (gratuitement) ce que contient la roche-mère ?

        Est-ce bien Hippocrate (-460 -370) qui avait dit « que ton aliment soit ton seul médicament » ?

        Et si nous avions tout (ou presque) en nous ? De quoi devenir malade et de quoi guérir ? Idem pour animaux et végétaux. Et si notre souffrance n’était qu’un champ de profit ? On pourrait écrire de gros livres sur les cas médicaux qui ont passé avec une meilleure hygiène de vie, à la rigueur quelques plantes. Actuellement, cela rapporte gros à l’industrie de la maladie et certains profitent du mouvement pour s’engraisser, en général avec moins d’effets secondaires que la grosse chimie, mais quand même, je suis persuadé que l’on pourrait fortement diminuer les dépenses de maladie et les charges qui amènent à remplacer les travailleurs locaux par des lointains ou des robots.

        Je connais l’effet de ce discours pour l’avoir moi-même découvert voici 40 ans.

        • david
          8 juin 2016 at 23 h 07 min

          Je m’arrête à une phrase : « Notre science cherche les causes »
          Vous parlez de la science de qui là?
          Car celle que je vois tout le jours s’arrête vaguement à jeter un coup d’oeil de temps à autres aux conséquences.

          Personnellement, j’ai plutôt des 10aine d’exemple de l’inverse, avec la science qui résout le problème sans chercher la cause!

          • A. Maigrenome
            21 juin 2016 at 14 h 35 min

            Notre science n’est certainement pas celle de Monsanto qui emploie plus de juristes que de chercheurs, ni celle des labos pharmaceutiques qui dépensent plus en publicité qu’en recherche. « Notre » peut aussi être celle que l’on souhaite. Que des affairistes usurpent le terme « science » vous semble-t il possible ? Vu depuis ma vallée, la science doit chercher les causes, ceux qui se contentent de pansements (voire de rubéfiants) ne devraient pas utiliser ce mot.

  19. yann
    1 juin 2016 at 17 h 32 min

    Technicien en grande culture pendant 15 ans, les discours sur la biodynamie ou la permaculture on en à vue de toutes les couleurs…

    Votre exemple de parcelle non touché par rapport aux autre parcelles qui
    elle serait en biodynamie ou auttre « technique me laisse pentois.

    Vous étes agronome et ne tenez pas compte des bases de l’expérimentation végétale pour tirer des conclusions???

    Dans des essais on ne peut que démontrer des différence entre une modalité et un témoins et affirmer ou infirmer qu’il y a ou pas des différences!

    Comparer deux parcelle ne permet pas de dire qu’une technique est bonne , meilleur ou différente qu’une autre.

    Pour comparer deux techniques elle doivent forcement, l’etre dans les même condition pédoclimatique(très peu probable sur deux parcelle differente). on doit pouvoir répéter les résultats démontré une première foi dans de nouveau essais et là seulement on peu commencer a affirmer certaine conclusion.

    Jamais réussi a trouver de vrais résultat mettant en avant un quelconque intérêt a la biodynamie ou la permaculture.

    Que ceux qui veulent y croire, le fasse pas de problème!

    Par contre quand des zozo viennent vous faire la morale sur votre façon de faire en prétextant qu’il n’y a que leurs solution(biodynamie ou permaculture..) de bonne là j’ai un problème.
    Deplus généralement , je constate que les utilisateurs de ces techniques sont souvent « extrémiste  » avec ceux n’ayant pas leur certitudes et surtout leurs croyances.
    Les bourguignon ont se travers (donneurs de leçon qui ont tout compris mieux que les autres) et en sont insupportable alors qu’ils ne sont pas les pire dans le domaine.
    http://afis-ardeche.blogspot.fr/2012/09/humanisme-notre-visite-chez-des.html

    • Philomenne
      1 juin 2016 at 22 h 07 min

      Est-ce qu’on peut se calmer un peu ? Je n’ai jamais dit que ce cas était probant. Ni même qu’il démontrait l’intérêt ou l’efficacité de la biodynamie. C’est juste une observation. Et je n’ai pas eu l’occasion de savoir s’il y avait une autre cause à cette différence de résultat. Donc vous pouvez descendre de votre destrier parce que je suis tout comme vous une adepte de la rigueur scientifique et des essais avec études statistiques quand il s’agit de prouver qu’une technique a un intérêt (ou pas).
      Pour le reste, nos avis se rejoignent.

    • 16 juin 2016 at 18 h 20 min

      Le lien que vous partagez comme un pavé dans la mare à la fin de ce commentaire concerne l’AFIS (Association française pour l’information scientifique), qui fait l’objet de controverses. Notamment concernant la culture OGM, le climato-scepticisme. Par ailleurs renseignez vous sur la ferme du Bec Hellouin, où l’INRA a démontré scientifiquement que l’on pouvait avec la permaculture vivre d’un terrain d’un hectare, avec seulement 1000m² de maraichage.

      • A. Maigrenome
        21 juin 2016 at 14 h 42 min

        Une référence lointaine et de seconde main mais qu’on m’a annoncée comme « vraisemblable ». Dans les années 1960 1970, sur l’île de la Réunion, un couple et ses 4 enfants n’achetaient que le pain. Ils produisaient tout: fruits, légumes, tubercules, oeufs, lapins (et même un cochon). Sur quelle surface ? 1000 m2 (oui, 10 ares).

      • Mjo
        1 juillet 2016 at 13 h 56 min

        Réponse à Steven.Quand on n’a pas d’argument, on jette le discrédit ! Je propose à chacun d’aller se faire son opinion sur le site de l’AFIS et de regarder la qualité des personnes qui composent son comité de parrainage et de rédaction. Quand aux 107 Prix Nobel qui viennent de prendre position pour défendre les OGM, de quoi allez-vous pouvoir les accuser pour les discréditer ?

        • Philomenne
          3 juillet 2016 at 10 h 24 min

          A ma connaissance, ils n’ont pas défendu « les OGM » mais un seul d’entre eux, le riz doré, qui prétend combler les carences en vitamine A.
          Vous me donnez envie de creuser un peu le sujet, cela dit…

          • Mjo
            5 juillet 2016 at 16 h 22 min

            Non je ne crois pas qu’ils ne défendent que le riz doré même s’ils s’appuient sur cet exemple. Je vous joins ce texte paru sur le blog de Marcel Kuntz.

            « Plus de 100 lauréats du Prix Nobel publient une déclaration en faveur de l’agriculture moderne et une lettre ouverte condamnant certaines « ONG » et gouvernements qui contrecarrent les progrès pouvant sauver des vies.

            Ces lauréats du prix Nobel de diverses disciplines expriment leur soutien à l’agriculture de précision pouvant bénéficier des OGM et appellent les dirigeants de Greenpeace, les Nations Unies et les gouvernements du monde entier à se joindre à eux. Ces lauréats du prix Nobel dans des domaines, comme la médecine, l’économie, la physique, la chimie, la littérature et la Paix ont signé une lettre ouverte demandant à Greenpeace et à d’autres qui ont bloqué les progrès et l’accès aux bienfaits des produits de la biotechnologie végétale, comme le riz doré, d’abandonner leurs campagnes contre les OGM.

            Un site Web présente les détails de la déclaration de ces lauréats du prix Nobel, la liste des signataires et les connaissances sur les avantages et la sécurité des OGM.

            Le Nobel Sir Richard Roberts a déclaré: «Dans notre lettre, nous demandons à Greenpeace et à d’autres organisations de mettre fin à leur campagne honteuse de propagande et leur destruction criminelle des cultures améliorées par les technologies génétiques modernes, comme les OGM. » Roberts a ajouté: «Nous appelons les gouvernements et les organisations internationales à faire tout ce qui est en leur pouvoir pour s’opposer à l’obstruction anti-OGM et à accélérer l’accès pour les agriculteurs aux outils pouvant sauver des vies fournis par la biotechnologie moderne « .

            Les Lauréats ont exhorté les décideurs, le public et d’autres à venir ajouter leurs noms à la liste des signataires et ont demandé combien de personnes pauvres dans le monde doivent mourir avant que nous considérions cela comme un « crime contre l’humanité ». »

          • Philomenne
            5 juillet 2016 at 18 h 45 min

            D’une version à une autre, il y a des différences. Mais à la limite, peu importe… J’ai commencé à creuser l’histoire : En premier lieu j’observe qu’un certain nombre de ces prix Nobel sont annoncés comme « prix Nobel d’économie ». C’est surprenant, car en réalité, il n’y a pas de prix Nobel d’économie.
            Par ailleurs, je me demande quelle expertise en agronomie peut avoir un économiste, un physicien, un écrivain, un « prix Nobel de la Paix » (dans ce cas, il n’y en a d’ailleurs qu’un seul dans la liste)… Ce n’est pas parce qu’on a un Nobel qu’on est expert dans tous les sujets, ce n’est pas parce qu’on a un Nobel qu’on ne peut pas dire des conneries de temps en temps…
            A part ça, il reste à prouver que les OGM sauvent des vies, ce qui est hautement contesté et contestable.
            Je continue mes investigations…

  20. giuo
    28 juin 2016 at 21 h 36 min

    Exactement le même constat, pour avoir bossé avec eux sur des fermes laitières dans les années 90 puis après les avoir invité à une conférence (2000€ les 2h, un discours prémaché et les droits revendus sans être au courant à Arte)…

  21. Mjo
    8 juillet 2016 at 20 h 57 min

    A Philomene.
    Les Prix Nobel disent des conneries et la Vérité sort de la bouche des anti-OGM? Un peu caricatural non ? Cette contribution des 107 Prix Nobel, même s’ils ne sont pas tous des experts en OGM, permet à chacun de se faire un avis,le pour et le contre! C’est sûr, ça demande un effort de se forger un esprit critique ! C’est plus facile d’avaler la bouillie prédigérée des médias, « moutons de Panurge » ! Allez continuez à creuser vous allez découvrir un trésor!;)

    • Philomenne
      8 juillet 2016 at 21 h 27 min

      Je n’ai pas dit que les Nobel disaient des conneries, j’ai dit qu’avoir un Nobel n’empêchait pas d’en dire. Nuance hors de votre portée ? Il semble que oui, si j’en juge à la lumière de votre réaction…
      Votre agressivité suffit à elle seule à vous discréditer totalement, d’autant que de mon côté, je suis restée polie et respectueuse. Mais si vous ne supportez pas d’être contredite, c’est que vous avez un sérieux problème.
      Quant à moi, je vais continuer à creuse le sujet, oui, parce que ça m’intéresse et que je préfère étudier que de m’accrocher à des positions dogmatiques.

  22. A. Maigrenome
    9 juillet 2016 at 19 h 05 min

    Toute technologie peut sauver des vies et en détruire. Pour les OGM, où est le progrès avec des bricolages technologiques dont nous devrions faire les cobayes ? Où est le progrès lorsque les gènes sont brevetés et que le propriétaire du brevet peut se réserver la récolte (c’est dans la Loi). Lorsque, par contamination, tout le maïs mondial possédera les gène propriétés de Monsatan, ces philanthropes pourront se réserver l’intégralité de la récolte mondiale, l’acheter au prix qu’ils veulent et la revendre de même, mais pas au même prix. Pouvons-nous accepter le corpus juridique qui pourrait amener à une féodalité alimentaire nous ramenant 10 siècles en arrière, à l’époque où le monopole de la sécurité a permis à une caste de s’arroger des pouvoirs exorbitants ? Il faut attendre Valmy (20-09-1792) pour qu’un Peuple (l’Armée de savetiers, encore dans leurs champs et ateliers 2 mois avant) fasse reculer la meilleure armée du Monde (prussienne, pourtant 3 fois plus nombreuse) et se rende compte qu’il peut assurer sa défense sans entretenir de tels parasites sociaux. Le nobles d’aujourd’hui sont les actionnaires de ces multinationales de la transgénèse : qu’ils gagnent leur vie en travaillant. Nous saurons nourrir le Monde sans trangénèse, les croisements ordinaires suffisent pour améliorer les plantes. Les obtenteurs perçoivent une redevance sur les ventes de semences, mais les agriculteurs, transformateurs, distributeurs et consommateurs sont libres et le Marché peut fonctionner. Il y a un fossé entre le système qui a permis un grand progrès dans l’agriculture et même de monter de grosses entreprises et entre le système transgénique-brevet qui ne vise qu’à assurer des rentes. Si la production surfacique n’augmente plus comme jadis, n’est-ce pas à cause du petit nombre de créations OGM cultivées loin de leurs conditions optimales ? Très scientifiques, les pro-OGM ont leur réponse : cultiver plus d’OGM ! Qui est obscurantiste : les scientifiques qui prostituent leur science pour quelques avantages de la part de transgé-niqueurs ou les personnes qui réfléchissent ?

  23. Mjo
    10 juillet 2016 at 7 h 13 min

    A Philomène:Oh la, la !!! Qu’est-ce que vous êtes susceptible!!!! Mes remarques sont d’ordre général car je ne vous connais pas et n’ai aucune raison de vous reprocher quoique ce soit !! Quand à être dogmatique je me demande laquelle de nous l’est le plus (regardez bien la définition dans de Larousse !!). Moi je plaide pour une science ouverte, pas réservée à donner des arguments à une idéologie !!! Tout citoyen a le devoir de se faire une opinion sur des sujets aussi importants en s’informant sur le pour et le contre. La réaction des Prix Nobel va permettre à des personnes de s’interroger et de sortir de ce climat anti OGM anxiogène relayé en permanence dans les médias. Que vous le vouliez ou non de nouvelles méthodes de réécriture de génome sont déjà là ou arrivent CRISPR/CSA ou NgAgo . La médecine sera révolutionnée grâce aux biotech qui y sont déjà utilisées. Il serait normal que l’agriculture en profite avec un encadrement légal qui garantisse de tout détournement.
    Je vous laisse dans votre univers « bisounours » de peur que vous ne vous sentiez agressée par qui ne pense pas comme vous !!!!

    • A.Maigrenome
      13 juillet 2016 at 18 h 05 min

      un encadrement légal qui garantisse de tout détournement : Rien que ça ! Est-ce sérieux ? Lisez mon texte précédent qui explique ce que la Loi actuelle permettra un jour aux propriétaires de gènes et vous verrez que seul le refus des européens de ces saloperies sauve la Monde du féodalisme alimentaire. Si ces sociétés veulent faire notre bonheur, qu’elles renoncent à ce droit d’accaparer les récoltes pour spéculer : un droit d’obtenteur leur suffirait pour bien rentabiliser leurs recherches. Je ne suis pas opposé aux OGM en tant que tels,mais à leurs conséquences politiques, économiques et sociales (voire environnementales).
      Si le fric n’était pas la seule motivation, au détriment de l’avenir de l’Humanité, les chercheurs travailleraient sur les méthodes qui permettent de nourrir sans apports de minéraux (gisements épuisables), sans pesticides, qu’ils soient apportés par les agriculteurs ou fabriqués par les plantes.
      Pour l’instant, ce sont les bénéfices des transgé-niqueurs qui sont agressés par notre résistance massive, tellement agressés que Bayer va racheter Monsatan et l’Etat chinois Syngenta (numéro 2 des pesticides et OGM).

  24. Jean-Michel
    23 juin 2017 at 2 h 20 min

    Merci a Claude et Lydia d’avoir apporter leur reponse.

    On peut noter qu’aucun contre-arguments n’a ete produit suite a la reponse de Claude et Lydia. Mieux, ce sujet est evacue des commentaires suivants et Philomene, l’accusatrice, n’en dira plus un seul mot.

    Un extrait de Cash Investigation « business contre sante »
    https://www.youtube.com/watch?v=7RXHDEi79EI

    Un lobbyste de la cigarette, en 1969 :
    « Doubt is our product since it is the best means of competing with the « body of fact » that exists in the mind of the general public. It is also the means of establishing a controversy. »
    Traduction :
    « Notre industrie est celle du doute parce que le doute est la meilleure facon de faire concurrence au fait qui existe dans l’esprit du public. C’est aussi le meilleur moyen de creer une controverse. »

    Quel spectacle edifiant.

    • Philomenne
      23 juin 2017 at 10 h 33 min

      Ce qui est formidable avec votre commentaire, c’est qu’il est tellement décousu qu’on n’y comprends absolument rien. Je le publie juste pour ça : un modèle du genre.
      Si quelqu’un passe par là et peut me proposer un décodage…

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