La pire crise… (état des lieux)

Photo AFP

La viande bovine depuis près de deux ans, le porc depuis octobre 2014, le lait depuis avril 2015, les légumes « industrie » 1 depuis le printemps 2015… L’agriculture de notre pays n’en finit pas de plonger dans la crise. Chaque semaine, il se trouve au moins un journal pour titrer que « maintenant on est dans le dur de la crise ». Plus généralement, la lecture de la presse donne vraiment l’impression que tous les journalistes ont depuis longtemps épuisé le lexique en vigueur : colère, détresse, peur… on est en boucle. On a touché le fond et on continue à creuser.

Comme j’ai pu aller, ces derniers mois, auprès d’un certain nombre de manifestations et de blocages, j’ai pu toucher d’assez près cette crise sans précédent. Du côté de la population, j’ai vu de l’indifférence ou de la compassion mais j’ai entendu peu de critiques… en tout cas moins que d’habitude, me semble-t-il 2. Et sur les blocages routiers, j’ai entendu beaucoup d’encouragements, des questions ; très peu de râleries.

Du côté des agriculteurs, de la colère, de l’angoisse… J’ai vu des larmes, des accès de rage, de la détermination, de l’impuissance, parfois tout mélangé dans un bon gros pétage de plomb ; le genre de pétage de plombs qui m’inquiétera toujours moins que le silence réservé de certains autres que l’on n’entend pas mais qui n’en éprouvent pas moins.

Le gouffre à chaque pas

Oh, des crises, il y en a déjà eu, certes. Mais celle-ci est peut-être la plus grave de toutes, par ce qu’elle a d’inédit. D’abord parce qu’elle dure. Deux ans ou peu s’en faut pour la viande bovine, cela signifie des problèmes de trésorerie pour la majorité des éleveurs. Un an et demi pour le porc, et aucune embellie annoncée avant 2017, cela veut dire que d’ores et déjà un certain nombre de producteurs vont irrémédiablement faire faillite. Les coopératives et les groupements de producteurs annoncent d’ailleurs régulièrement et avec une certaine froideur le pourcentage des élevages qui ont passé le point de non retour : 10%, 15%… on approche des 20% actuellement. Et c’est loin d’être terminé.

Pire encore, cette crise est grave parce qu’elle touche tous les secteurs à la fois ou presque. Pendant les crises précédentes, ceux qui avaient plusieurs productions pouvaient s’en sortir grâce à un phénomène de vase communiquant. Par exemple, pendant la crise du lait de 2009, ceux qui faisaient du lait et de la volaille, ou du lait et du porc, s’en sont sortis parce qu’en quelques sortes, les résultats de l’autre atelier compensaient les pertes en lait. Et inversement, pendant les crises du porc ou de la volaille qui se sont succédé, le lait « finançait » l’atelier déficitaire. Et pour ceux qui ne faisaient que du lait, la vente des veaux et des vaches de réforme pouvait sauver l’exploitation en compensant le manque à gagner sur le lait. Aujourd’hui, tous les secteurs sont en crise en même temps, il n’y a pas de rattrapage possible. Je pense, par exemple, à ceux qui font du lait et du porc… Double gouffre au programme. Et pour ceux qui ne font que du lait, perte sèche à tous les étages. Quant à ceux qui, dans certaines régions du nord et de l’ouest, ont aussi des cultures légumières, il n’y a pas grand chose à espérer de ce côté non plus pour remonter la pente, contrairement à d’habitude.

Et que l’on n’aille pas croire que ceux qui font du bio ne sont pas touchés. En bio, le paiement se fait généralement sur la base du même prix que celui qui est donné à tout le monde, augmenté des « primes agriculture biologique ». Donc, les primes étant fixes, quand le prix de base plonge, le prix final a plongé aussi. C’est bien le plus désespérant de cette situation : de quelque côté que l’on se tourne, ce sont les mêmes nuages noirs et lourds sur le paysage.

De quoi sont coupables les agriculteurs ?

J’entends encore un peu (moins qu’avant, cela dit), des « tant mieux » ou « bien fait pour eux ». Mais de quoi sont coupables les agriculteurs, finalement ? D’avoir été naïfs. D’avoir cru ce qu’on leur disait, quand on leur conseillait de produire plus, quand on les poussait vers la compétitivité, quand on leur expliquait qu’il fallait viser l’intensification maximale et que la rentabilité suivrait automatiquement… Cette vision des choses est irréaliste, certes, mais pas plus que de croire à la croissance. Pas plus que de penser qu’une croissance économique infinie est possible dans un monde fini. Pas plus que de s’imaginer qu’un arbre peut monter jusqu’au ciel. Les agriculteurs sont, comme nous tous, les enfants de notre société occidentale en adolescence perpétuelle, qui en veut toujours plus, se croit toute puissante et s’imagine que les choses vont arriver parce qu’elle les a décidées. Une idéologie du no-limit qui nous fait courir à notre perte. Ils ont fait ce qu’on leur a dit de faire, avec trop peu d’esprit critique et de prise de recul. Mais que celui qui n’a jamais, jamais suivi le sens du courant leur jette la première pierre.

NB : Philomenne, le retour. Beaucoup de choses m’ont tenue éloignée de ce blog ces derniers mois. Des raisons personnelles, d’autres travaux d’écriture qui m’ont « pompé » toutes mon énergie… Parfois je l’ai regretté, parfois non. Mais ces temps-ci, m’y remettre m’a démangé de plus en plus. Voilà qui est fait et avec un plaisir certain.

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Notes:

  1. Ceux qui servent aux conserves.
  2. C’est du « pifomètre », cela dit, je peux me tromper.

18 comments for “La pire crise… (état des lieux)

  1. Isa
    21 février 2016 at 14 h 03 min

    contente de te lire à nouveau…
    On a tous été naïfs (et pas que les agris), croire que ce que nous offraient les grandes surfaces (comprendre distributeurs), c’était le top, le moins cher, pour notre bien ! Aujourd’hui on voit bien que ce sont eux (en partie) qui se font les marges.
    Encore un truc qui m’énerve : les sacs plastiques (d’ailleurs ce fameux décret est reporté pour la 2ème fois), il y a 30 ou 40 ans, quand on allait faire ses courses, on avait un cabas, une filoche, les grandes surfaces sont arrivées et leurs sacs plastiques pour faciliter la consommation. Aujourd’hui, on doit se battre pour imposer à nouveau les cabas, payer des sacs papiers 10 fois plus chers et bien voir qu’on emmerde les clients quand on aborde le sujet. Heureusement, la plus part des clients sont réceptifs, mais on sent bien que c’est dur !!
    Il y a 15 jours, dans le journal La Vie, il y a eu une série d’articles sur la « décroissance », pas encore eu le temps de tout lire mais j’ai pensé à toi, car il y avait l’exemple d’une ville en transition en Alsace…

    • Philomenne
      21 février 2016 at 14 h 22 min

      Oh oui, « pas que les agris ». C’est une généralité. J’en viens même à me demander si dans cette crise, l’agriculture n’est pas « juste » la première carte du château à s’écrouler. Ce qui ne me rend guère optimiste…

      • 16 février 2017 at 1 h 13 min

        A vrai dire l’agriculture et la santé alimentaire sont même la pierre angulaire de toute société. Abattre l’héritage et le lien de l’Homme avec la terre est un crime, qu’allons nous faire lorsque l’on aura pressé la terre comme un citron grâce aux progrès du Big data et des robots connectés ? La crise que nous vivons nous semblera être une ballade champêtre à coté de la prochaine..dur dans ces conditions de rester optimiste….

  2. Paul
    21 février 2016 at 14 h 30 min

    Content aussi de vous lire à nouveau !

    D’accord avec votre analyse.

    J’y ajouterai un peu d’histoire: les agriculteurs de l’après-guerre 39-45, dont mes parents, ont baigné dans cette idée: « produire pour nourrir la nation ». On ne peut pas les blâmer: ils ont réussi leur mission !
    On commence à voir du sable dans les rouages, à partir du moment où la politique agricole commune et les subventions, ont faussé le marché.
    Ayant passé 40 ans dans le monde industriel, petit commerce, usine de constructions électriques et groupe aéronautique, il reste pour moi, l’évidence que « produire plus » n’est pas le bon choix, si l’acheteur n’est pas là, ou si la surproduction tue les prix, il faut retoucher le cap !
    Quelles sont les solutions proposées ?
    – Diminuer les cotisations sociales ne peut être viable: ce n’est pas ce qu’ils demandent.
    – Faire pression sur l’Europe ? Il aurait fallu construire en même temps, l’Europe à tous les niveaux, économique, législatif, administratif, pour protéger tous les européens de la même façon.
    – Faire pression sur la grande distribution ? Ils s’en fichent: leur but premier, c’est faire du fric pour leurs actionnaires, business is business Peu leur importent les fournisseurs, ou les clients !
    – Revoir les normes: là, il y a un sacré chantier à mettre en œuvre pour simplifier !
    Mais là, on touche aux décisions politiques, d’élus éphémères, dont le courage n’est pas toujours à la hauteur, et pas toujours suffisant pour « bouger » l’administration !

    Une note d’espoir ?

    Chacun, par ses choix, ses achats, influe sur le marché, je rêve d’un futur proche, où tout le monde le comprendra !

  3. Ta Vachère
    21 février 2016 at 18 h 17 min

    Oh oui, du nouveau à lire !!!

  4. dorigord
    23 février 2016 at 17 h 35 min

    Très contente de pouvoir à nouveau lire ta prose et tes analyses de la situation.
    Je n’ajouterai rien à ce qu’a dit Paul, car c’est tout à fait cela. En ce moment, le fils de 27 ans s’accroche avec son père (67 ans) qui n’a vécu qu’avec les idées que Paul développe et qui ne peut pas renier tout ce qui a fait sa vie. Une journaliste, Isabelle Saporta était invitée sur une radio, et elle le disait aussi.
    Quelle est la solution : comme Isa avec la vente directe, mais on ne peut pas tous faire le circuit court : mon fils fait des veaux sous la mère qui partent, le plus souvent directement sur Paris, ce n’est pas dans un département un « peu » sinistré économiquement, qu’il arriverait à tous les vendre. Il a aussi un peu de céréales, mais, comme tu dis,si pendant longtemps, les animaux compensaient les céréales et vice-versa, ce n’est plus le cas. Les veaux sous la mère sont une niche, mais jusqu’à quand. C’est beaucoup de travail qui ne peut pas s’automatiser, 2 fois par jour tous les jours. Peu de remplaçants pourraient aider, car ils ne connaissent pas, ni le travail, ni les veaux avec leur mère (ils changent souvent puisqu’ils sont vendus avant 6 mois.
    Merci encore

  5. 23 février 2016 at 20 h 09 min

    Tant qu’on ne démontrera pas à la masse bêlante que manger des saloperies est mauvais pour la santé avec des chiffres binaires, des bandeaux rouges sur BFM et des unes sur TF1 avec des reportages alarmistes, le français privilégiera son porte monnaie à tout le reste. Ceci dit, j’ai beau le savoir, et j’ai beau avoir eu l’occasion de vivre à la ferme et d’en gouter quelques bienfaits, je privilégie la rapidité pour mes courses et le supermarché et ses produits industriels sont malheureusement mes amis… Un brin schizo le Nours…
    Et toi, cette situation te menace-elle directement ?

    • Philomenne
      23 février 2016 at 23 h 01 min

      Merci à tous les deux pour vos commentaires.
      Nours, les conséquences indirectes de cette situation me menacent directement parce que les chambre d’agriculture et, plus généralement, toutes les instances du para-agricoles, ont gelé les embauches depuis quelques temps et elles sont en train de faire le compte des postes qu’elles vont supprimer. Ce n’est pas comme ça que je vais trouver facilement du boulot et encore moins un CDI…
      C’est aussi à cette aune qu’on mesure le nombre de personnes que l’agriculture fait vivre.

      • 25 février 2016 at 20 h 40 min

        J’ai une amie qui fait des légumes bio et qui va devoir vendre ses chevaux pour subsister.
        Au fait, merci à ton re-passage sur mes terres 🙂
        Et le bonjour à la rafteuse.

  6. Max
    2 mars 2016 at 14 h 23 min

    Bonjour, j’ai été interpellé par le titre de votre article, car femme de paysan éleveur, je réfute toute idée de crise agricole.(http://www.lafermedesmignies.fr/quelle-crise-agricole-paysans-reveillez-vous/) Cependant à la lecture de votre article et surtout de sa conclusion, je constate que nous partageons peu ou prou la même analyse. Je rajouterais quand même que si tous les secteurs ou presque sont touchés, il s’agit essentiellement des productions intensives… c’est un fait indiscutable.

    Alors, il est très répandu de croire et d’affirmer que des petites productions, de la vente directe, ou semi directe, ne peuvent pas être une solution pour tous mais en attendant, nous-même et beaucoup d’agriculteurs autour de nous, (et il y a foison d’articles sur le net, présentant des exemples de petites exploitations réussies) vivons simplement mais correctement de nos exploitations. Nos prix ne sont pas impactés par « la crise », (notre collègue éleveur de porc, vend son cochon plus de 3 euros le kilo, et a dû mal à satisfaire la demande. Demande qui n’est pas censée exister puisque là aussi, il est très répandu d’affirmer et de croire que le consommateur abruti ne pense qu’à son porte monnaie) alors que nous vivons dans un département avec un des plus fort taux de rsa et de chômage de France.
    Conclusion, on peut se demander à qui profite ces affirmations généralistes et ces clichés un peu caricaturaux ? A quoi conduisent-ils sinon à la passivité, au fatalisme et à la division ?
    Au plaisir de vous lire, cordialement,

    • Philomenne
      4 mars 2016 at 13 h 20 min

      Je suis allée lire votre billet. Je partage entièrement votre analyse. Et que l’on utilise ou pas le mot « crise », je pense que nous sommes d’accord : le problème est systémique, pas conjoncturel. On a envoyé les éleveurs dans le mur et maintenant… ils y sont seuls. Ce sont eux qui souffrent, pas les décideurs.
      Je suis un peu moins d’accord avec les solutions dont vous parlez, dans le sens où si la vente directe est un moyen de gagner sa vie à l’échelle d’un producteur, elle n’est pas, en l’état actuel des choses, une solution globale. J’avais d’ailleurs écrit un billet sur cette question il y a quelques temps. Je pense que ça ne marcherait pas si chaque producteur, dans son coin, se disait « Je fais de la vente directe ». Par contre, on pourrait arriver à quelque chose avec un travail collectif de restructuration : cesser la productivité à tout prix, répartir les productions sur le territoire, envisager des commercialisations collectives à petite échelle, etc. Un travail de longue haleine, qui pourrait porter ses fruits. Faudrait-il que la politique agricole de la France ne se fasse pas dans le bureau de Xavier Beulin beaucoup plus qu’elle ne se fait dans celui de Stéphane Le Foll…

  7. Max
    6 mars 2016 at 15 h 58 min

    Merci de votre réponse, je suis allée lire votre billet, et oui, je comprends vos réactions et points de vue. Je suis d’accord avec vous, cette simplification extrême: « vousavekafaire » de la vente directe, lâchée comme une panacée universelle, comme si tout était dit et la solution toute trouvée, faisant fi de la réalité de ces êtres humains qu’on appelle agriculteurs, faisant fi de la profonde responsabilité que nous avons tous, sans exception, dans cette histoire, est profondément exaspérante.

    Après, parce que justement la politique agricole ne se décide pas dans le bureau de Le Foll, mais en fait, au-de là même de xavier beulin, dans les bureaux européens noyautés par les lobbys agro-industriels, je ne sais pas si on peut en attendre grand-chose pour le moment (il me semble qu’un contre pouvoir se dessine doucement mais n’est pas encore vraiment agissant).

    Nous sommes paysans éleveurs, et dans la morosité ambiante, avec ce sentiment d’impuissance généralisée où tout le monde se renvoie la balle, nous essayons, peut-être maladroitement, de passer un message positif.
    La vente directe au sens strict du terme n’est pas la solution universelle. Ce que nous voulons mettre en avant c’est la nécessité impérieuse pour le monde agricole de redevenir maître de ses choix de production et de commercialisation. Pour cela il faut cesser de s’en remettre aux lobbys industriels et à l’impuissance (au mieux !) de nos politiques.
    Notre expérience (création d’une boutique de producteurs) qui s’appuie sur le tissu local agriculteurs/ consommateurs fonctionne et pourtant les pronostics (des banquiers, des institutions ..etc) étaient des plus pessimistes. Non seulement elle nous permet de mieux valoriser nos produits, mais elle a aussi créé trois emplois dans une région sinistrée économiquement. Petit à petit, il se constitue un réseau de producteurs qui peut dans une certaine mesure s’opposer au rouleau compresseur du système (maintien d’un petit abattoir local, par exemple). Elle ne prétend pas être une panacée, mais c’est vraiment une expérience encourageante enthousiasmante et peut-être inspirante !

  8. 16 mars 2016 at 23 h 59 min

    Phil: je te laisse lire ma bafouille mais… il faut arrêter d’excuser l’inexcusable!Tout un chacun est outillé (certes +/-) d’un truc entre les deux oreilles sensé ête apppelé « cerveau » e sensé servir à REFLECHIR par soi-meme. Il arrive un moment ou il faut cesser de reporter la responsabilité sur les autres…
    Crise du lait…mon C.. pardon. En 2008 les producteurs pleuraient de n’etre payés « que » 280€/t… et ces mêmes que font ils? Ils rachètent du quota B pour lequel ils seront raoyalement payés 230€…
    Ils veulent en chier, qu’ils le fassent mais cessent de dire que c’est la faute de machin ,bidule ou tartempion.
    Crote de biquette à la fin!

    • Philomenne
      17 mars 2016 at 8 h 04 min

      J’ai déjà lu ta bafouille, pas pris le temps de commenter mais nous sommes d’accord. Et je n’excuse pas grand monde ; quand je dis que les éleveurs ont été naïfs, ce n’est pas tellement flatteur pour eux. Mais je ne veux pas non plus remettre la responsabilité seulement sur les éleveurs. Chacun a la sienne à son niveau. Et ceux qui les ont poussés à produire toujours pour les laisser tomber quand ça ne fonctionne plus, aussi.
      Quant aux volumes B et au fait qu’il se trouve des éleveurs pour en acheter, en réalité je ne comprends pas. On marche sur la tête. Pourtant, je connais des gens qui ont fait des études et tout… qui font ça. ça me dépasse. (J’ai un billet en cours d’écriture pour faire suite à celui-ci ; si seulement « on » voulait bien me laisser écrire. Beaucoup de choses, dans ce « on »).

  9. La Pomponne
    17 mars 2016 at 10 h 27 min

    Max, je constate la même chose ici: nous vendons absolument toutes nos productions en ventre directe (hormis le maïs grain),seule culture vendue,et force es de constater qu’on a du mal à suivre la demande que ce soit en boeuf,veau,porc,fromages.
    Ce qui me révolte c’est que ce sont les « gros » qui manifestent,ceux qu veulent toujours plus et qui au final n’en vivent pas :oui mais pourquoi? Pourquoi avoir opté pour un syteme intensif qui ,on le sait depuis bien 20ans ,n’est pas rémunérateur?(toutes productions confondues)
    Les politiques à mon avis ne sont pas responsables: ils ont essayé de mettre en place le productivisme mais n’y sont parvenus que parce-qu’ils ont trouvé des pekins pour aller dans ce sens.
    Le fait est que a profession est profondément incapable de se fédérer et là les politiques s’enfoncent dans la brèche avec raison!

    Philo: « on » tente de brider les esprits…

    • Philomenne
      17 mars 2016 at 13 h 45 min

      Dans ce « on », en l’occurrence, il y avait plutôt mon emploi du temps, mes activités multiples (militantes ou non), les amours, tout ça…

  10. Minjat
    23 mars 2016 at 22 h 06 min

    Bonjour
    Merci pour les informations développées sur votre site
    Bonne continuation
    Christian

    • Philomenne
      26 mars 2016 at 18 h 26 min

      Merci à vous, de vous intéresser à mon travail.

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